mardi 12 janvier 2010

Le rôle des entreprises Les solutions qu'elles proposent pour faire face à la dépendance sont très avantageuses

Le rôle des entreprises
Les solutions qu'elles proposent pour faire face à la dépendance sont très avantageuses





es entreprises commencent à se préoccuper du risque de dépendance de leurs salariés. " Nous constatons depuis deux ans dans les appels d'offres des grandes entreprises l'existence de chapitres dédiés à la perte d'autonomie ", observe Martine Rapoport, directrice des clientèles collectives de CNP Assurances. La facture peut facilement être divisée par deux.

Le coût d'une garantie dépendance dans un contrat collectif d'entreprise dépend de la moyenne d'âge des salariés, mais est inférieur à celui d'un contrat individuel. A l'absence de risque d'anti-sélection lié au caractère obligatoire du contrat s'ajoute le fait que les cotisations sont versées plus longtemps que dans les produits individuels, souscrits en général à partir de 55 ou 60 ans. De plus, l'entreprise finance généralement une bonne partie de cette protection.

Lorsque le salarié part en retraite, l'assureur lui propose de poursuivre le contrat, à prestations inchangées. Le montant de la cotisation est identique, cependant la charge réelle augmente puisque le nouveau retraité n'a plus droit à la contribution de son employeur. En moyenne, la couverture apportée par les entreprises s'élève de 500 à 600 euros par mois.

Au-delà du risque de dépendance, les entreprises cherchent aussi à protéger leurs salariés des conséquences de la perte d'autonomie d'un parent, dans le but de limiter l'absentéisme. Les contrats comportent des volets d'assistance (aide aux démarches, recherche d'aides sociales) que les salariés peuvent activer si leurs proches sont confrontés à ce drame.

Enfin, dans les entreprises où existent des contrats de retraite par capitalisation, dits " article 83 ", il est de plus en plus fréquent de rencontrer des options permettant de doubler le montant de la rente viagère en cas de perte d'autonomie.

Eric Leroux

© Le Monde

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